MICHELLE LACOMBE

Michelle a 30 ans. Elle est artiste de performance (art corporel) et coordonnatrice culturelle.

Le travail de Michelle se situe entre la performance et les arts visuels. Dans chacune de ses explorations, elle se met en scène en utilisant diverses disciplines, dont l’art corporel, la performance, le dessin et l’installation. Celles-ci s’entrecroisent pour créer des pièces hybrides qui traitent de thèmes liés au désir, à la maladie, à la perte et au paysage.

Son nouveau projet, Portrait of a Self Memorial and an Anonymous Aesthetic Beheading, est né d’une étude sur la réalisation des représentations de la figure de l’art. Cette performance est composée d’une scarification et d’un portrait photographique.

Son futur projet, Languid Limbs and Landscapes, est une réflexion sur l’incarnation de représentations du corps (féminin, géographique, textuel). Elle explorera les liens entre le paysage et le corps féminin langoureux, formel, sexuel et malade.

« Ancrée dans l’action et influencée par la critique féministe radicale, ma pratique prend la forme d’une recherche « indisciplinée ».»

« Intentionnellement minimalistes, les œuvres sont précises. Elles dévoilent une proposition conceptuelle complexe qui existe là où la théorie se joint à l’expérience. »

« Je suis très active, engagée dans la communauté et curieuse de ce qui se passe. Je suis plus connue pour mon rôle de travailleuse culturelle que d’artiste, mais cela est le résultat d’une pratique très indépendante et éphémère, et d’un engagement sérieux au sein d’une communauté. »

« Il y en a beaucoup, de femmes actives dans le monde des OBNLs culturels et dans la performance. C’est bien, mais on se retrouve quand même encore dans des secteurs sous-valorisés et mal compris. Il y a toujours beaucoup à faire pour cultiver l’appréciation et la compréhension de notre travail afin de trouver plus d’équilibre dans le secteur des arts. »

ELLE SOUHAITE : « Continuer ma pratique et avoir plus d’occasions de présenter mon travail dans des contextes théoriques. La recherche est une grosse partie de ma démarche, mais elle n’est pas toujours bien accessible dans des contextes d’exposition ou de diffusion plus traditionnels. J’aimerais bien aussi éventuellement travailler avec des interventions corporelles plus radicales (mais encore communes). »

« D’un côté professionnel, je souhaite continuer à soutenir les pratiques des autres en participant au développement des contextes de diffusions engagés, expérimentaux et professionnels. La critique et la discussion sur les pratiques contemporaines m’apportent beaucoup, et c’est très important pour moi de dialoguer avec une communauté d’artistes. »

ELLE ADMIRE : « Admirer, c’est un gros mot. Je n’admire pas le monde pour leur pratique artistique, mais plutôt pour leur engagement, leur attitude envers leur pratique et leur intérêt de recherche. Cependant, j’ai eu la chance de pouvoir m’entourer de gens qui ont des pratiques que je respecte énormément : Sheena Hoszko, Josh Schwebel, Marie-Michelle Deschamps, Vincent Chevalier, Mathieu Jaques, Yan Giroux, Emilie Roby, Marie-Claude Gendron, Christian Bujold, Adam Bergeron, Guillaume Adjutor Provost, Kirk Armaral Snow, Andrea Evens….La gang de La Centrale avec qui je travaille beaucoup, et beaucoup de gens des centres d’artistes. Une fois que la liste commence, c’est difficile d’arrêter.»

SES INFLUENCES : « Mes influences sont des artistes conceptuels et performatifs américains comme Denis Oppenheim et Vito Acconci, des artistes féministes de performance comme Hanna Wilke, et des artistes plus typiquement associés au body art tels Stelark et Orlan. Ce qui m’influence au niveau artistique, c’est des pratiques conceptuelles et minimalistes, mais aussi évocatrices ou émotives. C’est certain que le rapport théorique ou philosophique avec le corps est aussi important. Il y en avait beaucoup pendant les années 1970 et 1980 aux États-Unis. Actuellement, il y a le travail d’artistes locaux tels Thérèse Mastroiacovo et Denis Lessard et des artistes internationaux comme Anna Witt.

Cependant, les gens qui m’ont le plus influencée, ce sont des gens qui travaillent dans le réseau des centres d’artistes. C’est des gens qui questionnent nos stratégies de diffusions actuelles et qui démontrent un engagement profond à soutenir les pratiques les plus challenging en arts contemporains. C’est souvent aussi des artistes exceptionnels et intelligents avec des valeurs fortes : Catherine Bodmer, Anne Bertrand, Aneessa Hashmi, Roxanne Arsenault et Karen Elaine Spence. »

LIEN WEB : http://www.everythingidoordonotdo.blogspot.ca

* Maquillage et coiffure par Audray Adam

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