SARAH SPRING

Sarah Spring a 33 ans. Elle est productrice.

 

Sarah a produit plusieurs documentaires longs métrages tels que Roadsworth : franchir la ligne, réalisé par Alan Kohl en 2008 sur l’artiste montréalais Roadsworth; H2Oil, par Shannon Walsh en 2009; À Saint-Henri, le 26 août par Shannon Walsh en 2011; et Jeppe on a Friday par Shannon Walsh et Arya Lalloo. Ce dernier film est présentement à l’affiche aux RIDM.

Elle a produit aussi deux courts métrages : Transfert par Guillaume Paquin et The Lamb par Shannon Walsh.

« Lorsque je décide de travailler sur un film avec un réalisateur ou une réalisatrice, je cherche surtout une voix, un auteur. Quelqu’un qui a vraiment une signature, un sens esthétique propre à la forme documentaire.

Mes choix ne peuvent seulement reposer sur la bonne idée. Je risque de me réveiller tous les jours, me rendre au travail et perdre le sommeil pendant plusieurs années à cause de ce film.

En ce sens, l’objet doit me plaire à tous les niveaux. Un regard singulier, une approche sociale… et un petit je ne sais quoi… »

Elle travaille présentement sur Ariel, de Laura Bari, Cuando Suena el Clarin, réalisé par Pablo Alvarez Mesa, et Arrogance, par Shannon Walsh.

Elle dirige sa boite de production, Parabola Films, avec sa partenaire Selin Murat.

« Ma partenaire, Selin Murat, est une personne incroyable. Nous avons réussi à trouver un moyen de travailler en symbiose sur nos films. Je me compte chanceuse de travailler avec elle parce que, d’abord, elle est d’une créativité et d’une intelligence sans pareilles. Ensuite, et surtout, elle est mon complément idéal. Elle aime faire les choses que je n’aime pas dans le travail et vice versa. »

« Depuis que j’ai commencé dans le milieu en 2005, le monde du documentaire n’a pas été épargné.

Même si le public est de plus en plus au rendez-vous, les budgets alloués pour ce type de film au Canada n’a cessé de diminuer, particulièrement pour les longs métrages d’auteurs.

Jusqu’à présent, j’ai eu la chance de réussir à trouver le financement pour mes productions, mais je me sens toujours un peu dans un état de précarité. Nous avançons toujours un peu à tâtons en sachant pas trop ce que l’avenir réserve à cette forme de cinéma.

De plus, le médium est en évolution, les modèles de financement aussi. Ça nous pousse à expliquer et à réaffirmer comment le documentaire contribue à notre société, au regard que nous portons autant sur l’autre que sur nous-mêmes.

Mon ambition est de continuer à raconter des histoires qui portent.

Je souhaite que Parabola Films soit reconnue comme une boîte d’où émerge des auteurs, de nouvelles voix.»

LA RELÈVE QU’ELLE ADMIRE : « La relève, c’est un drôle de mot.

Il est souvent présenté dans une pensée dichotomique. Un jour tu es de la relève et l’autre un artiste établi.

Parmi les premiers films que j’ai vus au cours de la dernière année, celui de Meryam Joobeur m’a particulièrement plu.

C’est une très belle proposition, un film réfléchi sur son grand-père et la révolution tunisienne intitulé God, Weeds & Revolution. Il a été présenté en première  au FNC cette année.

Au printemps dernier, j’ai aussi été bouleversée par Godin de Simon Beaulieu. Sa réalisation et la qualité de la recherche m’ont particulièrement impressionnée. Ça m’a aussi permis de faire la connaissance d’un personnage clé de l’histoire du Québec.

Finalement, je suis très, très excitée par le premier long métrage documentaire de Pablo Alvarez Mesa que je produis en ce moment. J’ai tellement aimé ses courts métrages Presidio Modelo et Song Jelena. »

MENTORS ET INFLUENCES : « Colette Loumède, c’est quelqu’un qui a été un véritable mentor et une inspiration pour moi.

Mes influences sont aussi autour de moi : Selin Murat, ma partenaire à Parabola Films. Dans les situations délicates, je me demande souvent : « Qu’est-ce que Selin ferait à ma place ? »

Shannon Walsh a eu une influence majeure sur moi. Comme amie et comme collaboratrice. Nous nous connaissons depuis plus de dix ans et nous venons de terminer notre troisième long métrage documentaire ensemble.

Laura Bari est une cinéaste qui m’ouvre aux différentes formes, aux différentes voies que peut emprunter le documentaire. Elle a des idées incroyables et une énergie contagieuse.

Je côtoie aussi un groupe de jeunes productrices qui ont une grande influence sur moi : Karine Dubois, Katarina Soukop, Stéphanie Verrier, Isabelle Couture, Élaine Hébert. Entre nous existe un incroyable esprit de collaboration.

Mes amis Bob Moore et Aisling Chin Yee sont aussi de précieux conseillers.

Et en siégeant au CA de Doc Québec, j’ai pu me forger une meilleure compréhension de l’industrie au sens large. La force du nombre ! »

LIEN WEB : www.parabolafilms.ca

* Maquillage et coiffure par Dominique T.Hasbani / Gloss artistes

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Un commentaire pour SARAH SPRING

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