EVELYNE LAMONTAGNE

Evelyne a 28 ans. Elle est artiste de cirque.

Evelyne a obtenu son diplôme à l’École nationale de cirque de Montréal en 2003, en spécialité trapèze-danse (trapèze dont les deux cordes se joignent en un seul point, en forme de triangle).

En 2003, Évelyne était artiste invitée dans le concert de Bobby McFerrin au Festival de Jazz de Montréal. En 2004, elle prenait part au Circus Monti, un cirque traditionnel suisse. De 2005 à 2009, elle a joué le personnage acrobatique de Lucy In The Sky pour LOVE du Cirque du Soleil, présenté à Las Vegas. Depuis 2009, elle incarne Ti-Boss, personnage qu’elle a créé, dans le spectacle Zakarna du Cirque du Soleil. Le spectacle a été présenté au Radio City Music Hall de New York, à Madrid et au théâtre Kremlin à Moscou.

À propos de Ti-Boss : « Elle a un air angélique mais ne laisse personne lui marcher sur les pieds, elle a un fouet pour ramener ses collègues à l’ordre. Elle croit qu’elle a le pouvoir sur tout le monde, mais peu de gens la prennent au sérieux. »

Dès octobre, Zakarna sera présenté à Las Vegas.

AMBITIONS : « Rester en santé pour pouvoir faire ce métier que j’aime le plus longtemps possible. Faire partie de la création d’un autre spectacle, peu importe la compagnie. Un de mes souhaits les plus chers est de travailler avec le metteur en scène Daniele Finzi Pasca (Nebbia, Donka, La Verità)

DÉMARCHE : « Si je crée un numéro de trapèze, je cherche une inspiration qui est près de moi, quelquechose/quelqu’un qui me touche, et je mets en mouvement ce que je ressens. Si je dois incarner un personnage (dernièrement Ti-Boss), je regarde des dessins animés pour trouver une caricature et une sensibilité, Louis de Funès pour  »pogner les nerfs » comme personne ne sait le faire : mes expériences quand j’étais jeune. »

Sa vision d’elle : « Je suis une éternelle enfant : depuis que j’ai gradué à l’École nationale de cirque, dans 95 % de mes spectacles, j’ai le rôle d’une enfant de 12 ans et moins… Que voulez-vous, je mesure 5 pieds, j’ai les cheveux roux : un casting parfait ! »

LA RELÈVE QU’ELLE ADMIRE : « Étant donné que mon travail m’amène à voyager sans cesse, je rencontre des artistes de partout sur mon passage. La relève vient de partout dans le monde : ce n’est pas facile de la découvrir. Mais je constate que les jeunes se font une belle place dans le milieu du cirque. Le cirque, ce n’est pas une discipline en tant que telle, c’est une forme de spectacle qui intègre une multitude de disciplines artistiques diverses. »

MENTORS ET INFLUENCES : « Ma famille, Daniele Finzi Pasca, mon entourage, ce que je vis. Quand j’étais toute jeune, mes parents nous amenaient voir des spectacles de tous genres, mais j’ai tout particulièrement accroché sur ceux du Cirque du Soleil, c’est cette compagnie qui m’a donné la motivation de faire de cette passion une carrière. »

* Maquillage et coiffure par Catherine Lemay

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Monia au cinéma

« Quand j’aborde un rôle, je me demande toujours quelle est la façon la plus convenue de l’interpréter. Quand je la trouve, je me dis que je dois faire exactement l’inverse. Pour ce faire, il faut ne pas avoir peur de laisser le personnage avoir des réactions inattendues. Au lieu de travailler les qualités de mes personnages, je creuse souvent leurs défauts, leur côté moins reluisant et plus fragile. C’est par le laid que mes personnages prennent vie, deviennent de vrais humains touchants. »

Bande-annonce de Laurence Anyways : 

Bande-annonce des Amours Imaginaires : 

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MONIA CHOKRI

Monia a 30 ans. Elle est comédienne.

Au cinéma, Monia a travaillé entre autres avec Xavier Dolan dans Les amours imaginaires et Laurence Anyways, avec Anne Émond dans les courts métrages Frédérique au centre et Plus rien ne vouloir et travaille présentement avec Claire Simon dans Gare du Nord Remix.

Au petit écran, elle sera prochainement sur les ondes de France 3 et TV5 Monde dans le téléfilm Clemenceau et sera de la distribution de la troisième saison de la série Le gentleman, présentée à TVA en hiver 2013.

Elle est aussi cofondatrice de la compagnie Théâtre du Bunker, dj à la Buvette chez Simonne et auteure dans la revue Nouveau Projet.

« J’aime mon métier, j’ai la chance d’en vivre bien et, surtout, d’avoir rencontré des gens de qualité dans les trois médiums, théâtre, cinéma, télévision. Comme acteur, on se retrouve dans une position très étrange entre l’exécution et la création, pas tout à fait dans un, pas tout à fait dans l’autre. J’aime beaucoup le métier d’acteur, mais il est vrai que par moments, la création totale d’un projet artistique me manque. J’ai touché à plusieurs médiums en art avant de devenir comédienne : la photo, la peinture, la musique, l’écriture, etc. Finalement, je pense que comme artiste, on se tourne vers une forme plutôt qu’une autre simplement parce qu’on se sent plus à l’aise techniquement. Fondamentalement, au-delà du champ artistique, ce qui m’intéresse et m’obsède, c’est le langage artistique, transmettre l’œuvre, la forme n’est qu’un vecteur de cette communication. »

« Je souhaite continuer à exercer ce métier longtemps, mais avec une pleine liberté en ce qui a trait aux projets. Pour y arriver, je travaille fort pour multiplier et explorer d’autres manières de faire le métier de comédienne, mais aussi de créer par d’autres médiums. Par exemple, travailler entre la France et le Québec me permet un plus grand spectre de jeu, une liberté quant au choix des films, des pièces de théâtre qu’on me propose. Le fait d’être dj, d’écrire des articles comme celui dans Nouveau Projet, de développer mes propres films m’aide à me ressourcer comme artiste, à ne pas tomber dans la caricature de moi-même ou dans la lassitude face à la création. Mais ne pensez pas que tout cela est facile, la liberté a un prix en art, celui de travailler sans arrêt. Contrairement à l’idée reçue, les artistes sont des travailleurs acharnés.

« Cela est bien compliqué d’être actrice. D’une part, la jeunesse est une obsession de notre métier. Il est dur pour une actrice de traverser le temps et d’avoir une carrière intéressante durant toute une vie. Le moteur du métier d’acteur, c’est la séduction. On séduit le public pour qu’il écoute, on dirige son regard sur nous à l’écran ou sur une scène. Le premier spectateur qui nous regarde, c’est celui qui nous embauche (réalisateur, metteur en scène). Je pense que le fait d’avoir en majorité des hommes comme scénaristes, réalisateurs, metteurs en scène, nous défavorise en tant que femme. Je généralise légèrement, mais quand un réalisateur cherche un homme, il cherche son alter ego, quand il cherche une femme, il cherche un objet de fantasme. Je souhaite que de plus en plus de femmes écrivent et réalisent, cela nous permet de développer une vision du monde plus égale, plus nuancée. »

ELLE ADMIRE : « Jasmine Catudal pour sa capacité à mener de grands projets, son intelligence et sa rigueur. Chez les actrices, parce qu’elles sont toutes intelligentes, belles, talentueuses, drôles, sensibles et qu’elles m’inspirent : Sophie Cadieux, Émilie Bibeau, Émilie Gilbert, Anne-Elisabeth bossé, Magalie Lépine-Blondeau, Evelyne Brochu. Les réalisatrices, parce qu’elles sont profondes et qu’elles savent traduire avec justesse les préoccupations de notre génération : Anne Émond, Chloé Robichaud. Les productrices Nancy Grant et Fanny-Laure Malo  parce qu’elles sont sensibles aux projets de qualité et n’hésitent pas à se mettre en jeu par amour de l’art. Les musiciennes : M.I.A., la chanteuse de The Knife et Fever Ray : Karin Dreijer Andersson, elle me bouleverse. Émilie Simon, parce que sa voix est puissante et que c’est une artiste complète. Chez les auteures : Fanny Britt, avec sa plume acide et sa langue recherchée, elle est une de nos meilleures auteures dramatiques.

INFLUENCES : « Pour la vie en général, ma mère. Une des femmes qui m’inspirent le plus dans ce métier, c’est Tina Fey, probablement une des auteures les plus drôles au monde. J’admire aussi la plume et le sens du dialogue que possède Agnès Jaoui.  Pour le jeu : Meryl Streep, Judy Davis, Cate Blanchett, Jeanne Moreau, Anouk Aimé, Valérie Lemercier, Isabelle Adjani, Isabelle Huppert, Karine Viard, Anne-Marie Cadieux, Guylaine Tremblay, Anne Dorval. Réalisatrices : Colline Serreau, Andrea Arnold, Maïwenn. Auteures : Hannah Arendt, Marguerite Duras, Annie Ernaux. Il y a plein d’hommes aussi, mais aujourd’hui c’est aux femmes que j’avais envie de donner toute mon admiration. »

LIENS WEB :
http://www.agencegoodwin.com/fr/artistes/monia-chokri
http://www.zelig-fr.com/index.php?id=396

* Maquillage et coiffure par Marie-Michèle Ménard

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La musique de Géraldine

www.cagoule.ca

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GÉRALDINE BUREAU

Géraldine a 30 ans. Elle est chanteuse et couturière.

Géraldine a d’abord exploré le milieu communautaire avant de plonger dans celui de la musique. Elle a travaillé pour la Société des enfants handicapés du Québec pendant quelques années et a participé à Katimavik. Elle était aussi de l’organisation l’Agora Festif, un évènement artistique culturel annuel à l’UQAM, et elle a mis sur pied un show de lutte à l’UQAM inspiré par des personnalités publiques de l’actualité, Lutte story.

En 2005, année marquée par les carrés rouges, Géraldine, après avoir terminé son bac en animation et recherche culturelles, est restée désillusionnée, « déçue par le manque de solidarité de (sa) génération et le carriérisme de (ses) collègues d’étude.»

Son projet Géraldine est né dans cet état d’esprit, un soir de 2005, dans un minuscule studio maison avec Navet Confit. Ils enregistrent alors la chanson Lance un sapin à Géraldine. Le projet fait parler de lui et Géraldine monte sur scène pour la première fois en 2007. Elle performe à Pop Montréal, à la Canadian Music Week, à M pour Montréal, aux Francofolies, au Festival Voix d’Amérique, au Festival de musique émergente d’Abitibi-Témiscamingue. En 2009, elle lance Sold-out capitalisme, un album autoproduit qui aura une nomination au GAMIQ comme album pop de l’année. Lors d’un voyage en Inde, elle donne un concert à Delhi et tourne un clip avec le danseur tibétain The Lion Man dans l’Himalaya.

Elle a collaboré aussi avec Sarah Berthiaume sur sa pièce de théâtre Villes mortes.

Dernièrement, elle a travaillé à développer son nouveau projet musical solo, encore au stade embryonnaire, Géraldine XIV. « J’aimerais appeler mon album Fourrer, manger, dormir, mourir; journal intime d’une fille saoule. Mais bon, on verra. Pour l’instant, ça donne le ton. » On peut voir deux vidéos de son projet sur YouTube : Romain Duris sent bon et Chorale triste et désorganisée ou le jour où mes proches iront jeter mes cendres à la mer.

Côté couture, Géraldine a conçu et réalisé les costumes pour le clip Le tilt de L’INDICE, ainsi que les costumes en carton pour la performance de Dominique Pétrin lors de son expo Panthéon Pétro, présentée à La Centrale. En 2008, sous le nom de son duo de création de vêtements Madame Monsieur (duo avec Mathieu Plamondon), en collaboration avec Moly Kulte, elle a créé une collection de vêtements faite à partir de matériaux recyclés inspirée et conceptualisée par des musiciens de la scène locale.

Elle est présentement en train de développer un concept pour sa compagnie de couture, de trouver le moyen de gagner sa vie tout en faisant quelque chose de pertinent et stimulant. Récemment, elle a pris des vêtements auxquels les gens sont attachés qu’elle a recopiés en patrons pour les refaire en plusieurs exemplaires améliorés. « J’ai fait l’expérience avec des artistes visuels qui ont « désigné » leurs tissus à la main (Bobo Boutin, Charles-Antoine Blais-Métivier, Carolyne Scenna et Isabelle Guimond). Je suis en train de réfléchir à une manière de fonctionner qui me permettrait de pouvoir offrir ce genre de service à un prix « abordable » pour du monde le fun. »

PROJETS FUTURS : « Dans plusieurs années, si je suis assez mûre, j’aimerais créer un lieu de cérémonie pour permettre aux gens de célébrer les rites de passage de la vie (comme la mort et le mariage) d’une manière qui leur ressemble, en dehors des espaces commerciaux ou religieux. »

Parallèlement à tout ça, Géraldine est aussi en train de devenir non-fumeuse.

AMBITIONS : « Bien vieillir, voyager, me radicaliser (peut-être un instinct du moment lié à la crise sociale actuelle), fonder une famille et, finalement, si je deviens assez sage, faire un ou des films. »

DÉMARCHE : « D’un médium à l’autre, l’art est pour moi une décharge pour cette vie trop pleine. Je ne maîtrise pas toujours ce que je fais et j’aime ça.

Je suis un paradoxe ambulant et c’est pour ça que j’aime jouer avec les contrastes. J’aime aussi questionner les limites du bon goût.

En ce moment, je me questionne beaucoup sur le fait de vieillir, sur le mythe de la jeunesse, la place des aînés et de la population vieillissante dans notre société et sur notre rapport à la mort. »

PLACE DES FEMMES : « Que ce soit dans les arts et plus largement au sein de la société, je pense qu’ici, à l’heure actuelle, les femmes ont la chance et le devoir d’assumer leurs convictions profondes pour devenir des nouveaux modèles féminins. »

« Liste de gens que j’admire et d’influences, lancée spontanément comme ça, puis mise en ordre alphabétique : Allen Car, l’amour, les arts martiaux, Cioran, Dave Saint-Pierre, mes déplacements, Lhasa, le Mahabharata, Mara Tremblay, le monde du logiciel libre, la musique de pharmacie, Nouveau Projet, Palomar City (Gilbert Hernandez), mes parents, le peuple québécois quand il se lève, Philippe Katerine, PJ Harvey, Stéphane Lafleur, Todd Solondz, le vin rouge, Vogue Collections , Wes Anderson. »

LIENS WEB : www.cagoule.ca
www.mmebureau.com

* Maquillage et coiffure par Marie-Michèle Ménard

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Le travail de Gabrielle

« Je change régulièrement de médium (peinture, dessin, encre, numérique…) Pour moi, l’important, c’est que l’idée derrière l’image se transmette de la manière la plus pure et authentique possible. C’est, à mon avis, la seule façon de se différencier artistiquement,  et non par les règles préétablies. »

 

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GABRIELLE LAÏLA TITTLEY

Gabrielle Laïla a 24 ans. Elle est artiste visuelle et fondatrice de P.O.N.Y.

Gabrielle a commencé à collaborer avec la scène musicale locale à l’âge de 16 ans.

Depuis, elle a signé le visuel de plusieurs albums, dont la pochette du premier disque de Canailles, Manger du bois.

Ses œuvres personnelles ont été présentées dans plus de 25 expositions. Elle est aussi la créatrice de plus de 150 illustrations promotionnelles (UQAM et OSM).

Elle se concentre présentement au développement de son entreprise de design textile et papier P.O.N.Y., ainsi qu’à la création de deux films d’animation (dont un vidéoclip) et d’un livre illustré traitant des troubles de l’humeur.

« Je n’ai pas de démarche typiquement structurée, mais plutôt des instincts très forts. Je me connais bien, et j’ai su développer avec le temps un lien de confiance avec mon gut feeling, comme on dit. »

« Je suis une fille spontanée et très près de mes émotions. Cela a nécessairement ses bons côtés et ses vraiment moins bons côtés, disons-nous les vraies affaires. Mais il semble se trouver un équilibre créatif assez intéressant. »

« Je dois avouer que ce n’est pas rare que je me sens comme un mouton noir dans mon milieu, étant donné que je suis autodidacte et que je m’éparpille dans diverses sphères des arts avec la mentalité « je fais ce que j’ai envie de faire ». Contrairement à d’autres artistes qui se spécialisent dans une branche en particulier, je n’ai pas envie de faire un choix définitif face à ma carrière. Je crois que demain, je pourrais être réalisatrice ou ventriloque si je veux. Je vais sûrement être à chier, mais qu’est-ce qui m’empêche d’essayer? Je me sens libre d’être en vie et de pouvoir choisir d’exercer la passion qui me plaît. C’est à mes risques et périls mais, je n’ai jamais aimé les règles anyways. »

AMBITIONS : « Mon ambition principale est de redonner. J’ai souffert de troubles alimentaires pendant sept ans et, maintenant que ça va bien, je me sens enfin apte à m’investir mentalement auprès des gens dans le besoin.

J’ai eu recours à plusieurs types de services d’aide au courant des dernières années en lien avec cette maladie, et plus souvent qu’autrement les soins et services sont offerts par des bénévoles. Que ça soit en donnant un pourcentage de mes ventes à des organismes tel que l’ANEB ou d’organiser des levées de fonds, je veux travailler et trouver des moyens pour supporter ces lieux. »

ELLE ADMIRE : « Anne Fafard-Blais, Julia Blais et Gabriella Hook pour leur authenticité, pour leurs extrêmes et leurs talents de feu. Stéphanie St-Jean Aubre, Lisa Leblanc, Mara Tremblay, La bronze et toutes mes amies musiciennes qui buchent fort. Iris Boudreau, Gabrielle Matte, Cindy Boyce, Natacha Castonguay, Sophie Breton, Whitney Lafleur, Gabrielle Côté… Ainsi que toutes les créatrices qui ne se mouleront jamais aux tendances artistiques et qui resteront vraies malgré tout. Pis TOUTES les filles drummer de ce monde. C’est hot, une fille drummer. »

INFLUENCES : « Ma mère pour son courage et sa force. Ma sœur Marie-Laure Tittley parce qu’elle excelle dans son domaine (le cinéma et les communications) et aussi parce qu’elle est juste parfaite. Ginette Ross (ma belle-mère pour un temps, maintenant décédée. Elle m’a montré que c’était possible d’être heureuse et d’avoir confiance en moi-même.) Les psychologues, psychiatres et nutritionnistes à la clinique des troubles alimentaires de l’Hôpital Douglas qui m’ont grandement aidée à me guérir de mes troubles alimentaires. »

LIENS WEB :
gabriellelaila.blogspot.com
http://www.facebook.com/ponyart

* Maquillage et coiffure par Marie-Michèle Ménard

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Le travail de Mia

www.miabureau.com

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MIA BUREAU

Mia a 33 ans. Elle est sculpteure culinaire, entrepreneure et restauratrice.

Architecte d’intérieur avec une formation en arts visuels à l’UQAM, c’est par hasard que Mia a découvert la sculpture culinaire. Autodidacte, elle appris par elle-même l’art de la sculpture sur fruits et légumes, le Kae Sa Lak (en thaïlandais). Elle a commencé en éxécutant des pièces très classiques à la thaïlandaise et crée maintenant « des grandes pièces, très architecturales, associant la sculpture de métal, plexiglass, arbre morts (matériaux permanents) à la sculpture sur fruits et légumes (matériaux éphémères). » Sa démarche est « la rencontre entre l’exposition de la vie passagère face à la pérennité ».

Mia a gagné deux médailles d’or au Grand salon d’art culinaire du Québec, en 2010 et 2011, ainsi que deux médailles d’or au Salon culinaire international, en 2008 et 2009.

Elle sera aussi de l’équipe représentant le Québec aux Olympiques culinaires mondiaux qui auront lieu en Allemagne cette année.

Comme le Kae Sa Lak ne s’enseignait pas au Québec, Mia a ouvert en 2011 son Institut de sculpture culinaire, ouvert au grand public ainsi qu’aux chefs cuisiniers et pâtissiers. Sous le même toit se trouve  aussi un restaurant de tapas créatifs indonésiens où œuvre le mari de Mia, le chef de cuisine d’origine indonésienne Singgih Trisno.

Mia travaille aussi sur un projet de livre photo sur la cuisine indonésienne créative avec son mari, alliant la sculpture culinaire, leurs déboires, leurs bons coups comme créateurs, entrepreneurs, voyageurs et parents de deux enfants. Le livre sera écrit en français, anglais et indonésien.

« Mon ambition au moment où l’on se parle est qu’il soit publié et distribué à grande échelle dans un grand nombre de pays. »

LA PLACE DES FEMMES : « D’emblée, il est difficile pour moi de décrire la place des femmes qui font ce que je fais dans mon milieu, puisque je n’en connais aucune au Québec. (Même chose pour les hommes d’ailleurs ! Je peux les compter sur les doigts de la moitié de ma main.) La place que je me suis taillée – sans mauvais jeu de mot – tourne principalement en orbite autour du monde culinaire. Je ne vous révèle pas un grand secret si je vous dis que c’est un univers d’hommes ! Même dans l’équipe représentant le Québec aux Olympiques culinaires mondiaux, nous sommes 11 hommes et une femme !.

Je sens que j’ai tout à fait ma place, autant dans l’équipe que dans la situation que j’occupe comme sculpteure culinaire au Québec et en tant qu’entrepreneure. Je ne sais pas si cela relève du fait que ma discipline est assez unique ici en Amérique du Nord ou si ça découle du grand  travail de confiance en soi que j’ai fait depuis l’adolescence, mais je me sens à l’aise, plus comme un humain que comme un homme ou une femme. »

LA RELÈVE QU’ELLE ADMIRE : « Xavier Dolan, Adèle, le photographe et artiste visuel Damian Siqueiros, la chorégraphe Emmanuelle Calvé, femme déterminée, créative et entrepreneure. »

MENTORS ET INFLUENCES : « Les architectes Zaha Hadid et Le Corbusier, l’artiste visuel de Land Art Christo, ma mère Lise Bernier qui a été la personne la plus encourageante et celle qui a cru en moi sans relâche, ma marraine Madeleine Labonne qui a élevé trois enfants tout en ayant de multiples entreprises… dans les années 1950-1960. »

LIEN WEB : www.miabureau.com

* Maquillage et coiffure par Marie-Michèle Ménard

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Les compagnies de Josianne

LA MARÉE HAUTE :

« En 2011, je me suis jointe à l’équipe du Théâtre de la Marée Haute, aux côtés de Michel-Maxime Legault, Marie-Ève Trudel, Elen Ewing et Marie Fannie Guay. Je m’occupe entre autres de l’administration. Le Théâtre de la Marée Haute existe depuis maintenant cinq ans et a plusieurs productions à son actif : Kvetch, Rhapsodie-Béton, Top Dogs, Kick, et Parfois la nuit je ris tout seul, dont une première étape de travail a été présentée en mai dernier. Le Théâtre de la Marée Haute se questionne et s’interroge sur l’humain; sur ses faiblesses et sa complexité. »

Théâtre de la Marée Haute: www.mareehaute.ca

LA BATAILLE :

« En 2012, j’ai cofondé La Bataille, avec Sébastien David et Catherine Comeau. Je m’occupe de la direction administrative et des communications. La Bataille est une compagnie théâtrale mettant la dramaturgie au cœur de sa démarche. Nous travaillons sur des créations originales d’auteurs d’ici, mais aussi d’ailleurs. Les trois champs de La Bataille : Création – Traduction – Collaboration. »

La Bataille: www.labataille.ca

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