MONIA CHOKRI

Monia a 30 ans. Elle est comédienne.

Au cinéma, Monia a travaillé entre autres avec Xavier Dolan dans Les amours imaginaires et Laurence Anyways, avec Anne Émond dans les courts métrages Frédérique au centre et Plus rien ne vouloir et travaille présentement avec Claire Simon dans Gare du Nord Remix.

Au petit écran, elle sera prochainement sur les ondes de France 3 et TV5 Monde dans le téléfilm Clemenceau et sera de la distribution de la troisième saison de la série Le gentleman, présentée à TVA en hiver 2013.

Elle est aussi cofondatrice de la compagnie Théâtre du Bunker, dj à la Buvette chez Simonne et auteure dans la revue Nouveau Projet.

« J’aime mon métier, j’ai la chance d’en vivre bien et, surtout, d’avoir rencontré des gens de qualité dans les trois médiums, théâtre, cinéma, télévision. Comme acteur, on se retrouve dans une position très étrange entre l’exécution et la création, pas tout à fait dans un, pas tout à fait dans l’autre. J’aime beaucoup le métier d’acteur, mais il est vrai que par moments, la création totale d’un projet artistique me manque. J’ai touché à plusieurs médiums en art avant de devenir comédienne : la photo, la peinture, la musique, l’écriture, etc. Finalement, je pense que comme artiste, on se tourne vers une forme plutôt qu’une autre simplement parce qu’on se sent plus à l’aise techniquement. Fondamentalement, au-delà du champ artistique, ce qui m’intéresse et m’obsède, c’est le langage artistique, transmettre l’œuvre, la forme n’est qu’un vecteur de cette communication. »

« Je souhaite continuer à exercer ce métier longtemps, mais avec une pleine liberté en ce qui a trait aux projets. Pour y arriver, je travaille fort pour multiplier et explorer d’autres manières de faire le métier de comédienne, mais aussi de créer par d’autres médiums. Par exemple, travailler entre la France et le Québec me permet un plus grand spectre de jeu, une liberté quant au choix des films, des pièces de théâtre qu’on me propose. Le fait d’être dj, d’écrire des articles comme celui dans Nouveau Projet, de développer mes propres films m’aide à me ressourcer comme artiste, à ne pas tomber dans la caricature de moi-même ou dans la lassitude face à la création. Mais ne pensez pas que tout cela est facile, la liberté a un prix en art, celui de travailler sans arrêt. Contrairement à l’idée reçue, les artistes sont des travailleurs acharnés.

« Cela est bien compliqué d’être actrice. D’une part, la jeunesse est une obsession de notre métier. Il est dur pour une actrice de traverser le temps et d’avoir une carrière intéressante durant toute une vie. Le moteur du métier d’acteur, c’est la séduction. On séduit le public pour qu’il écoute, on dirige son regard sur nous à l’écran ou sur une scène. Le premier spectateur qui nous regarde, c’est celui qui nous embauche (réalisateur, metteur en scène). Je pense que le fait d’avoir en majorité des hommes comme scénaristes, réalisateurs, metteurs en scène, nous défavorise en tant que femme. Je généralise légèrement, mais quand un réalisateur cherche un homme, il cherche son alter ego, quand il cherche une femme, il cherche un objet de fantasme. Je souhaite que de plus en plus de femmes écrivent et réalisent, cela nous permet de développer une vision du monde plus égale, plus nuancée. »

ELLE ADMIRE : « Jasmine Catudal pour sa capacité à mener de grands projets, son intelligence et sa rigueur. Chez les actrices, parce qu’elles sont toutes intelligentes, belles, talentueuses, drôles, sensibles et qu’elles m’inspirent : Sophie Cadieux, Émilie Bibeau, Émilie Gilbert, Anne-Elisabeth bossé, Magalie Lépine-Blondeau, Evelyne Brochu. Les réalisatrices, parce qu’elles sont profondes et qu’elles savent traduire avec justesse les préoccupations de notre génération : Anne Émond, Chloé Robichaud. Les productrices Nancy Grant et Fanny-Laure Malo  parce qu’elles sont sensibles aux projets de qualité et n’hésitent pas à se mettre en jeu par amour de l’art. Les musiciennes : M.I.A., la chanteuse de The Knife et Fever Ray : Karin Dreijer Andersson, elle me bouleverse. Émilie Simon, parce que sa voix est puissante et que c’est une artiste complète. Chez les auteures : Fanny Britt, avec sa plume acide et sa langue recherchée, elle est une de nos meilleures auteures dramatiques.

INFLUENCES : « Pour la vie en général, ma mère. Une des femmes qui m’inspirent le plus dans ce métier, c’est Tina Fey, probablement une des auteures les plus drôles au monde. J’admire aussi la plume et le sens du dialogue que possède Agnès Jaoui.  Pour le jeu : Meryl Streep, Judy Davis, Cate Blanchett, Jeanne Moreau, Anouk Aimé, Valérie Lemercier, Isabelle Adjani, Isabelle Huppert, Karine Viard, Anne-Marie Cadieux, Guylaine Tremblay, Anne Dorval. Réalisatrices : Colline Serreau, Andrea Arnold, Maïwenn. Auteures : Hannah Arendt, Marguerite Duras, Annie Ernaux. Il y a plein d’hommes aussi, mais aujourd’hui c’est aux femmes que j’avais envie de donner toute mon admiration. »

LIENS WEB :
http://www.agencegoodwin.com/fr/artistes/monia-chokri
http://www.zelig-fr.com/index.php?id=396

* Maquillage et coiffure par Marie-Michèle Ménard

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Un commentaire pour MONIA CHOKRI

  1. cloumcloum dit :

    Monia, elle est bien trop cool.

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