JULIE BRETON

Julie Breton a 31 ans. Elle est conceptrice de costumes.

Au théâtre, Julie a travaillé avec plusieurs compagnies dont le Théâtre de l’Opsis
et le théâtre PÀP. Elle est aussi cofondatrice de la compagnie Champ gauche
(La mort de Kubrick, mise en scène par Olivier Morin et Texas, mise en scène
par Patrice Dubois) avec la comédienne Christine Beaulieu.

Au cinéma, elle a signé la conception de costumes de plusieurs courts métrages de réalisateurs émergents (Yan Giroux, Guillaume Fortin, Alexis Fortier-Gauthier, Sophie Dupuis et Jean-François Caissy). Elle travaille aussi en cinéma et télévision en tant qu’assistante, entre autres sur Trois temps après la mort d’Anna de Catherine Martin avec Caroline Poirier, sur Liverpool de Manon Briand avec Judy Jonker et sur plusieurs séries dont La Galère et 19-2 avec Monic Ferland.

« La base de mon travail est de créer des personnages. Je vois un peu mon travail comme celui du portraitiste. Je tente de saisir l’essence du personnage, de le rendre vivant et crédible dans l’univers que nous avons créé. Je fais toujours un gros travail de recherche visuelle, je m’inspire beaucoup de la photographie, du portrait, du dessin de la peinture, de la mode mais aussi des passants dans la rue, ce sont mes préférés, j’adore regarder les gens. Ma recherche visuelle me sert d’outil de langage pour appuyer ma proposition, ma conception. L’échange et la discussion occupent une grande place dans mon travail. J’aime bien travailler en étroite collaboration avec le metteur en scène ou le réalisateur et l’acteur afin qu’ensemble on mette le doigt sur quelque chose. Je crois que je réussis mon travail lorsque nous trois (moi, le metteur en scène ou réalisateur et l’acteur) sommes convaincus du personnage, que mon costume est habité par un acteur heureux qui est servi dans son jeu et que le metteur en scène voit se matérialiser un personnage qu’ensemble nous avons créé. Je trouve encore magique le moment d’entrée en salle au théâtre où tous les éléments se mettent ensemble pour ne faire qu’un. »

SES AMBITIONS : « Un jour faire les costumes d’un long métrage, j’imagine que ça viendra. De façon plus personnelle, j’aspire à trouver un équilibre entre les projets qui me branchent vraiment, ceux qui définissent en tant que conceptrice ou créatrice et les projets qui sont plus alimentaires. Mon plus grand bonheur dans le travail, aussi simple soit-il, serait de faire le métier que j’aime, avec des budgets raisonnables, dans de bonnes conditions de travail, pour en vivre et avoir une vie saine. Dans mes rêves les plus fous, j’aimerais faire un stage de travail au Volksbühne à Berlin. J’admire leur façon de faire du théâtre, de se mettre en danger, de faire du théâtre un lieu de rassemblement pour tous en plus d’offrir à la relève un lieu de création et de performance (le Prater). »

ELLE ADMIRE : « Olivier Morin, artiste multidisciplinaire, et metteur en scène que j’ai rencontré sur La mort de Kubrick. Je l’admire pour sa vision d’ensemble, pour son sens du ralliement, pour sa confiance en lui. C’est vraiment un jeune metteur en scène à suivre.

Nancy Grant et Sylvain Corbeil, chez Metafilms, ils ont une passion du cinéma. Ils travaillent avec de jeunes cinéastes, ils font des miracles, tout en ayant une grande compréhension du travail de leurs collaborateurs.

Et tous ceux qui osent, qui proposent, qui initient des projets, qui les mènent à terme, ceux qui se commettent en tant qu’artiste. »

SES INFLUENCES : « Aki Kaurismäki et ses beaux personnages, Roy Andersson, John Cassavetes, Harmony Korine, Wim Wenders, Elizabeth Peyton, Cindy Sherman, Martin Parr, William Eggleston, Gregory Crewdson, Hannah Starkey et plusieurs autres. J’aime beaucoup les livres d’art, dessins, photos, portraits, je trouve ça très nourrissant pour mon travail. »

LIEN WEB : icijuliebreton.com

* Maquillage et coiffure par Catherine Lemay/Gloss artistes

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Un commentaire pour JULIE BRETON

  1. Il est vrai que la Volksbühne est très populaire quand il s’agît d’aller y engranger de l’expérience. Ce n’est pas la 1ère fois que je le lis.

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