RÉBECCA DÉRASPE

Rébecca a 28 ans. Elle est auteure dramatique.

Rébecca est l’auteure des pièces Plus que toi, Le radeau, Les chroniques de Chantale Beaulieu, Deux ans de votre vie et est la coauteure de Nous sommes faits (comme des rats).

Elle travaille présentement à l’adaptation du roman Le merveilleux voyage de Nils Holgersson à travers la Suède de Selma Lagerlöf et à la création théâtrale Série B, avec Mellissa Larivière et Vincent de Repentigny.

Rébecca est diplômée de l’École nationale de théâtre du Canada en écriture dramatique.

« J’aborde mes personnages comme j’aborde une amie trop soûle qui pleure à trois heures du matin : avec compassion et humour. Ils sont le centre de tout. Pour moi, les personnages sont l’organe qui permet au théâtre de prendre vie. Sans eux, pas de souffle ni de pouls. Juste un propos.

Je sais que…
L’autodérision m’a permis de ne pas écrire toutes ces pièces obscures et métaphoriques que j’ai trop souvent amorcées en pensant à bobo numéro un, bobo numéro deux, bobo numéro trois. Les synonymes de douleur et tristesse auraient été omniprésents, au détriment de l’intérêt artistique.

Je sais que…
Je tente, chaque fois, de trouver une forme théâtrale unique. Je cherche comment dire, aujourd’hui.

Je sais que…
Je marche artistiquement encore à tâtons. Mais j’ai tellement pas hâte de trouver la lumière. Parce que c’est dans ce noir plein d’obstacles que je retrouve le plus souvent ce que j’ai à dire. »

LA PLACE DES FILLES DANS SON MILIEU : « Elles écrivent. Elles sont jouées. Elles parlent et disent. À leur manière. Je déteste l’appellation pas du tout contrôlée « d’écriture féminine ». À mon avis, la femme, dans mon domaine, est trop souvent associée à une prise de parole de l’intime. Oui, dans certains heureux cas, l’écriture d’une auteure est plus poétique, plus proche des états d’âme de ses personnages que de leurs actions. Mais ce n’est pas une norme souscrite à un sexe. Au contraire. Je sais que rien n’est acquis et que plusieurs de mes prédécesseures se sont battues pour se trouver au même niveau que leurs compatriotes masculins. Et aujourd’hui, je reconnais leur réussite chaque fois que je vais au théâtre. Aujourd’hui, des femmes sont écoutées pour ce qu’elles ont à dire, non pour ce qu’elles ont à prouver. »

LES ARTISTES QU’ELLE ADMIRE : « Hmm. Beaucoup, beaucoup. À commencer par la plupart de mes amis. Tous ceux qui travaillent pour prendre la parole ou pour la donner aux autres. »

SES INFLUENCES : « Carole Fréchette. Pierre Bernard. Diane Pavlovic. »

Maquillage et coiffure par Mélanie Belisle

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Un commentaire pour RÉBECCA DÉRASPE

  1. Manon Bérubé dit :

    Wow Rébecca! Félicitations! Nous vivions dans le même quartier au primaire et j’ai encore une photo de nous deux en béquilles! Haha!

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