CATHERINE VIDAL

Catherine a 34 ans. Elle est metteure en scène et comédienne.

Catherine a fait ses études au Conservatoire d’art dramatique de Montréal. Elle est comédienne de formation, mais c’est du côté de la mise en scène qu’on la retrouve depuis quelques années.

Elle signait entre autres la mise en scène de Criminel, tragédie d’un transfert contre-transférentiel de Javier Daulte en 2004, de Walser, collage de textes de Robert Walser, présentée au Festival international de la littérature au Goethe-Institut en septembre 2008 et de Acné japonaise, d’Étienne Lepage, dans le cadre du Fringe 2008 au Théâtre La Chapelle.

C’est avec la pièce Le grand cahier d’Agota Kristof que son nom commence à circuler. La pièce, présentée à la salle intime du Théâtre Prospero en 2009, est reprise en 2010 au Quat’Sous et y sera présentée encore du 12 au 20 janvier 2012 avant d’entamer une tournée québécoise.

En 2010, le Quat’Sous présentait aussi une autre de ses mises en scène, Amuleto de Roberto Bolano. Puis, Catherine réalisa Joseph-la-tache, une production du NTE à l’Espace Libre en 2010 qui fut reprise au Théâtre Outremont en 2011.

Elle prépare présentement une lecture d’extraits du roman L’écume des jours de Boris Vian qui sera présentée au Studio littéraire de la Place des Arts le 5 décembre et est en laboratoire pour deux textes qui seront produits l’an prochain.

SA DÉMARCHE ARTISTIQUE : « La mise en scène consiste à rendre sur scène une interprétation, une lecture personnelle d’une pièce (incluant tout matériel textuel ainsi que les dramaturgies sans paroles) en prenant des décisions, choisissant tout ce qui entoure, soutient et appuie cette interprétation: choix des comédiens, des concepteurs, du niveau de jeu, de la scénographie, des éclairages, du son, des costumes, etc.

Ainsi, quand je fais de la mise en scène, j’ai l’impression de fabriquer une flèche et de la lancer vers le public. J’assemble tout ce qui me semble juste et essentiel à la pièce en une flèche. Elle doit être le plus précise possible pour qu’elle atteigne le spectateur et entre chez lui. Si la scénographie est inadéquate, si le choix d’un comédien s’avère inapproprié ou si c’est moi qui n’ai pas réussi à lui faire comprendre comment rendre sa partition, il y a déséquilibre. Et si la flèche a le bout rond ou est trop lourde, si le lancer est approximatif, comment atteindre sa cible ? C’est un métier qui demande beaucoup de précision et où il faut composer avec beaucoup de variables; un métier qui peut sembler solitaire de la manière dont je le décris, mais qui ne l’est pas du tout. Si c’est au metteur en scène de prendre les décisions finales, il est auparavant entouré de plusieurs créateurs avec qui il entre en conversation artistique. De ces conversations, des propositions, des idées surgissent et il faut prendre les plus justes pour que la flèche soit le plus acérée possible. »

SES AMBITIONS : « Devenir une grande confectionneuse de flèches et une grande archère ! »

LIEN WEB : http://groupebec-de-lievre.blogspot.com

 *Maquillage et coiffure par Marie-Michèle Ménard

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